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  • : Le 60e RI de Besançon
  • Le 60e RI de Besançon
  • : Le parcours du 60 e régiment d'infanterie durant la Grande guerre . Son parcours, ses hommes, ses combats .
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13 février 2009 5 13 /02 /février /2009 19:41

13 2 1915

Secteur Fontenoy (Aisne)


Événements : le mauvais temps a mis les tranchées dans un état abominable et nécessite l'effort de nos travailleurs pour leur entretien et leur remise en état . Journée calme, feux d'infanterie normaux.


Artillerie : de 14h10 à 15h20 les allemands tirent 15 salves environ venant de Tartiers ; emplacements imprécis ; et quelques coup de Cuisy . Notre artillerie tire sur 112 et dans le ravin à l'Est du poste C . Le 120 de Montaigu semble tirer sur la raperie et les Vaugerins . L'artillerie ennemie n'a pas causé de dégâts ; points de chute au Sud , à l'Est et au NO du poste C . Quelques rares obus de 77 sont tombés à 15 h .


Travaux : les deux jours d'alerte et le mauvais temps n'ont pas permis de faire d'autres travaux que l'entreprise de la réfection du secteur complètement bouleversé par le mauvais temps et le bombardement ( secteur 1er bataillon ) . Dans la matinée , la pluie a empêché tout travail .


Pertes : un blessé léger à la 1ère Cie d'un éclat d'obus .

1ère Cie ; Thomas Pierre 2e Cl ; blessure légère au cou.


Le soldat Bersot

Lucien Jean Baptiste Bersot naît le 7 juin 1881 à Authoison ( Haute-Saone )dans une famille de petits paysans. Ses parents étant venus s'installer à Besançon , Lucien y apprend le métier de maréchal-ferrand et s'y marie en 1908 avant de devenir père d'une petite fille en 1909. Il habite dant la rue battant .

Lorsque la guerre éclate, il est mobilisé au 60 ème Ri , régiment avec lequel il se trouve pendant l'hiver 1914 1915 sur le front de l'Aisne , et qui vient de subir de très lourdes pertes du côté de Soissons (affaire de Crouy) . L'historique du 60 ème parle de 25 officiers ( dont le colonel Graux ) et de 1800 hommes tués , blessés , disparus ou prisonniers . Le régiment est réduit à l'effectif de 5 petites Cie toujours selon l'historique . Le régiment part occuper le secteur de Fontenoy, pour y être reconstituer sous le commandement du lieutenant-colonel Auroux ( à la main forte voir rude à l'occasion ) de nouvelles recrues sont incorporées ( on a vidé les fonds de tiroirs pour re-compléter le régiment dixit l'historique ) .

L'affaire

Comme il n'y avait plus en magasin de pantalon à sa taille, Lucien Bersot ne pouvait porter que celui en toile blanc fourni avec le paquetage remis lors de l'incorporation. Grelottant de froid dans les tranchées, il demanda le 11 février1915 au sergent-fourrier un pantalon de laine identique à ceux que portaient ses camarades. Le sergent lui proposa alors un pantalon en loques et maculé de sang, pris sur un soldat mort, ce que Bersot refusa.

Pour ce refus, Lucien Bersot se vit infliger une peine de huit jours de prison par le lieutenant André. Mais le lieutenant-colonel Auroux, commandant du régiment, estima cette punition insuffisante et demanda sa comparution en Conseil de guerre spécial, véritable cour martial . Comme de nouvelles recrues encore non aguerries venaient d'arriver, son intention était manifestement de faire un exemple de discipline militaire.

Traduit pour « refus d'obéissance » le 12 février 1915 devant le Conseil de guerre « spécial » du régiment, présidé par Auroux , Bersot y fut condamné à mort. La peine infligée ne correspondait alors nullement au code de justice militaire car le délit avait été constaté à l'arrière et non au contact de l'ennemi. Deux compagnons du condamné ( les soldats Cottet-Dumoulin Elie et Mohn André )intervinrent alors auprès du lieutenant-colonel pour tenter d'adoucir la sentence, mais ne furent pas entendus et se virent punis à leur tour de travaux forcés en Afrique du Nord . D'autres encore refusèrent de tirer sur leur camarade lors de son exécution qui eut lieu dès le lendemain (13 février 1915 ) car les Conseils de guerre "spéciaux", contrairement aux Conseils de guerre "ordinaires", n'autorisaient aucune procédure d'appel.

La réhabilitation

Après la guerre, une campagne de presse fut engagée par le journal Germinal sous la plume d'un jeune avocat, René Rucklin, conseiller général de Belfort , cette initiative permit d'obtenir la réhabilitation de Lucien Bersot dès le 12 juillet 1922 . La Cour de Cassation ne pouvait que statuer rapidement pour confirmer l'injustice dont fut victime le fusillé Bersot. Grâce à cette réhabilitation, sa veuve put prétendre à la pension de veuve de guerre et sa fille put être reconnue comme pupille de la nation .

Lucien Bersot fut ré-inhumé en 1924 dans le cimetière de Besançon. Son cas constitue l'une des affaires les plus révélatrices de l'arbitraire qui a pu régner dans certains conseils de guerre lors de la guerre . Une stèle située à proximité de l'église de Fontenoy ( Aisne ) , inaugurée en novembre 1994 , rend hommage à Lucien Bersot et à un autre fusillé pour l'exemple : le soldat Léonard Leymarie du 305ème Régiment d'infanterie, exécuté le 12 décembre 1914 sous le prétexte de "mutilation volontaire" (sur les données très contestables d'un simple rapport médical), acte pour lequel il avait toujours protesté de son innocence (il avait été blessé à la main à son poste de guetteur). Leymarie a été réhabilité en 1923 .



13 2 1916

Secteur Robert -Espagne, Beurey (Meuse)


pas d'informations concernant ce jour dans le JMO


13 2 1917

Secteur Saint-Brice Courcelles, Reims ( Marne )


Événements : le lieutenant-colonel commandant le régiment prend le commandement des secteurs VFL ( voie ferrée Laon ) et cavaliers de Courcy à 8 heures du matin . Son PC est installé 287 avenue de Laon à Reims ( faubourg de Laon) . Les éléments de la CHR relèvent les éléments correspondants de la CHR du 410 e RI dans la matinée . La CMR relève la CMR du 410 e RI dans le secteur des cavaliers de Courcy dans la nuit du 13 au 14 .


Nominations – officiers : par décision de mr le général commandant en chef, en date du 8/2/1917 sont nommés dans les conditions du décret du 2 janvier 1915 :

au grade de sous-lieutenant à TT ( active )

Mr Nicolas aspirant ( 1ère Cie) affecté à la 6e Cie

Mr Tholozan , sergent ( 6e Cie) affecté à la 1 ère Cie .


13 2 1918

Secteur de Domjevin ( Meurthe et Moselle)


Événements : journée calme de 21 heures à 2 heures une reconnaissance de 1 officier, 30 hommes tend une embuscade sans résultat dans le bois Boué . Vers 15 heures, notre artillerie effectue un tir de 75 sur des groupes aperçus sur la piste de Leintrey à Maison du garde . Tir de contre-batterie par 95 et 105 . Construction d'une tranchée nouvelle ( Cordaillat ) dans le CR Zeppelin .


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Published by alain - dans au jour le jour
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