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  • : Le 60e RI de Besançon
  • Le 60e RI de Besançon
  • : Le parcours du 60 e régiment d'infanterie durant la Grande guerre . Son parcours, ses hommes, ses combats .
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12 janvier 2009 1 12 /01 /janvier /2009 18:24

12 1 1915

Secteur Crouy ( Aisne )


















Le 12 janvier à 7h du matin , le 2ème et 3 ème bataillon sont dans la situation suivante :

2 ème bataillon , 3Cie en 1ère ligne ( 5e,6e,7e ) dans la tranchée allemande conquise les jours précédents . Elles y ont relevée le 231e et 1 Cie du 246e . La 8e et une Cie du 3e bataillon (9e) sont dans les grottes du petit bois à l'Est de la route de Terny .

3 ème bataillon a 1 Cie à Saint Paul , 1 Cie à la Verrerie de Vauxrot , 1 Cie à la montagne Neuve ( grotte près de la ferme ) . La 9e dans le petit bois comme il a été dit précédemment . Le lieutenant colonel commandant le régiment est dans une grotte abris au petit bois 















A partir de 7h30, bombardement effroyable d'artillerie de tout calibre et surtout d'artillerie lourde sur toute la zone du 2e bataillon . On voit des obus tombant dans les tranchées projeter en l'air des corps qui retombent déchiqueter . Les Cies 5.6.7 ont rapidement beaucoup d'hommes hors de combat qu'il est impossible d'aller relever en raison de l'enterrement des boyaux de communication par les gros obus . L'abri du commandant du 2e bataillon ( Poupinel ) est bouleversé à 7h30 , le chef de bataillon va chercher refuge auprès du lieutenant-colonel commandant le régiment . Dés 8h , toutes les communications téléphoniques sont coupées , tous les agents de liaison du commandant du 2e bataillon sont tués ou blessés . Tous les blessés pouvant circuler s'accumulent dans la grotte servant de poste de secours ou se trouve le docteur Thorel du 2e bataillon avec ses infirmiers et brancardiers .

Une petite attaque allemande venant du Nord …... axée sur la 7e Cie , à 8H elle est repoussée sans difficulté , à 9h le bombardement atteint une intensité inouïe . A ce moment , arrivent auprès du lieutenant-colonel commandant le régiment , le Commandant Thiboulot du 3e bataillon avec 2 de ses capitaines Blanc et Munier . Ils viennent au rendez-vous fixé à 9h par le colonel avec 2 chefs de bataillon présent (Commandant Thiboulot et Poupinel ) et au médecin chef de service , pour régler certaines questions d'ordre intérieur que le départ précipité du régiment pour la 1 ère ligne n'a pas permis d'élucider . Vers 10 h , sous un obus de 210 , la grotte s'effondre ensevelissant tout le personnel présent 6 officiers et 12 ou 13 hommes ( planton , téléphoniste , etc .. ) dont le lieutenant-Colonel qui en tombant écrasé crie « Vive La France » . Le commandant Poupinel et le sergent borde , son adjudant de bataillon sont ensevelis sous les décombres . Ils ne peuvent être dégager que vers 11h1/2 . A ce moment est déclenchée une grosse attaque allemande venue en 2 colonnes . Une 1ère colonne a débouché au NO , elle a porté principalement sur le 6ème bataillon du 276e à la gauche du 60e . Les 7e et 6e la prennent en flanc . Elle détache pour faire face à ces unités déjà réduite des forces suffisantes . La 2ème colonne allemande a débouché du NE par les pentes du ravin conduisant à Clamecy . Elle est arrivée à proximité du bataillon du 276 e à droite du 60e et a détaché des éléments contre la Cie qui fait face à l'Est avec quelques troupes de la 6e . alors que la majorité des troupes font face à l'Ouest . C'est dans cette situation que le commandant Poupinel trouve son bataillon lorsqu'il est dégagé de la grotte effondrée où le chef de corps est resté .

Pour se rallier au chef de bataillon , les diverses unités du 2e bataillon sont obligées de sortir de leurs tranchées car elles ne peuvent utiliser les boyaux . Elles subissent de lourdes pertes et sont obligées presque toutes de livrer de rudes combats à la baïonnette . Vers 13h30 , le bataillon occupe en un simple cordon le rebord sud du plateau 132 . Sa droite et sa gauche sont appuyée a des bois . Derrière lui aucun appui , les pentes descendent très raides . La portion où il se trouve ne peut être abandonnée à aucun prix . A ce moment , le commandant Poupinel , doit abandonner le terrain du combat pour se faire soigner en raison des meurtrissures consécutives à son enfouissement . C'est le capitaine Picard qui prend le commandement du bataillon ( sur ses emplacements jusqu'au soir ) . Durant cet engagement de la matinée le 3e bataillon a été alerté , il a peu souffert , 1 de ses Cie est a la Montagne Neuve , les 2 autres ont groupées par le capitaine Kah ( en l'absence du Commandant Thiboulot ) au nord de la Verrerie de Vauxrot .

Vers 14h30 , le commandant Poupinel revenant du poste de secours reprend le commandement du régiment , juste au moment où d'une part la Cie de la Montagne Neuve ( 10e ) est très vivement engagée et où d'autre part arrive l'ordre du général De Mainbray commandant la 11O e brigade ( ordre porté par un sous-lieutenant porte drapeau du 282e ) de conserver coute que coute la Montagne Neuve et d'y employer s'il le faut toutes les forces disponibles du 60e . Le commandant Poupinel prescrit en conséquence au 2e bataillon de maintenir ses positions sans avoir à attendre de renfort à l'est de le route de Terny . Avec les 2 Cies restantes du 3e Bataillon ( 11e et 12e ) il se porte sur la Montagne Neuve . Il y arrive vers 15 h . Il trouve là des éléments mélangés du 282 e , du 276e du 60e ( 10e ) le tout engagé dans un combat rapproché des plus violents . La ligne est étayée par les 2 Cies fraiches qui arrivent mais au bout d'un moment les forces allemandes nombreuses reprennent leurs tentatives d'assaut et jusqu'à la nuit noire le combat continue très violent , tant à la baïonnette que par la fusillade ; les allemands venant mourir à 2 ou 3 mètres à peine de la ligne . A partir de 17 h , l'intensité de la lutte diminue . Un bataillon du 204e ( Du Farquet ) vient renforcer la ligne ( à cheval sur la route de Terny ) . Le moment intense est passé . Les 2e et 3e bataillon restent donc ainsi dans la nuit du 12 au 13 mélangés à des groupements d'autres régiments; mais le nombre des cadres est insuffisant pour que la ligne soit solidement établie .

Dans la journée du 12 , le 1er bataillon s'était transporté de Villeblain à Saint-Waast et Violaine . A peine arrivé … vers 10 h , il était alerté et se remettait en route vers Soissons pour prendre part aux événements .


12 1 1916

Secteur Bazincourt ( Meuse )


Événements : même travail que précédemment


12 1 1917

Secteur camp de Mailly , Chaudrey ( Aube )


Événements : Continuation de l'instruction


Ordre général N° 694 :

Le général Roques nommé au commandement de la IV e armée par décision présidentielle en date du 2 janvier 1917 , prend son commandement à la date du 6 janvier 1917 .

Roques


Annulation de citation : La citation à l'ordre général n°107 de la 2 ème armée du 19 avril 1916 concernant le médecin major Ballet Bernard Benigne est annulée .


Commandement du régiment : Le lieutenant colonel De Pirey qui commandait la 27e brigade reprend le commandement du régiment .


12 1 1918

Secteur Deneuvre , Badménil ( Vosges )


Événements : Nettoyage des cantonnements , repos .



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Published by alain - dans au jour le jour
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